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Désespérant, rien à dire... (le charbon en serait responsable en partie, voir plus haut).
« Il est clair que nous sommes dans la fourchette la plus haute des scénarios du Giec. Soit, entre quatre et six degrés d’augmentation de température moyenne. » Philippe Ciais, Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement.
Publiés dans la revue de l’académie des sciences américaines Pnas les travaux conduits par l’Australien Michael Raupach dans le cadre du « Global Carbon Project », chargé d’établir le cycle du carbone à l’échelle planétaire, constatent l’accélération foudroyante des émissions de C02 lors des cinq premières années de ce siècle. « La croissance, note cette étude à laquelle six laboratoires ont participé, a été plus grande que les scénarios liés aux énergies fossiles les plus intensifs développés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). »
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Explication d'une fonte de l'arctique plus importante que prévue signalée le mois dernier (les nouvelles vont vite!).
Le pouvoir réfléchissant de la neige est modifié par les dépôts de suie en provenance des tuyères de réacteurs, des rejets de fumées et des feux de forêts, le rayonnement infrarouge en provenance du Soleil est mieux absorbé et entraîne le réchauffement du sol.
La vitesse de l'accroissement de la température est en constante accélération, car les incendies de forêt qu'elle favorise augmentent la quantité de suie dans l'atmosphère.
C'est la première fois que les effets des feux de forêt dans l'hémisphère nord est pris en compte et que l'on étudie leur impact sur l'épaisseur de la neige. En effet, alors que ces dépôts provoquent une fonte des parties supérieures du manteau neigeux, seule l'eau s'évapore, la poussière et les impuretés retombant sur les couches inférieures pour continuer le processus. Ce cycle fait monter les températures dans les régions polaires d'environ 3°C et cela peut durer quelques saisons, affirment les scientifiques.
-Zender pense que les décisionnaires pourraient utiliser ces résultats pour développer des règlements visant à atténuer le réchauffement global. La limitation des émissions industrielles de suie et le passage aux carburants sans émission de scories rendront à la neige une partie de la luminosité perdue.