samedi, octobre 20, 2007

POUR QUELQUES DEGRES DE PLUS

France 3 a diffusé mercerdi 17 octobre une émission intitulée "Pour quelques degrés de plus"au sujet du changement climatique et de ce qu'on peut faire pour le retarder ou s'y préparer.

CONFERENCE-DEBAT "CONSOMMER LOCAL"


Elle aura lieu le lundi 22 octobre à la salle Nouvelle France, Calais, à partir de 18 h.

samedi, octobre 06, 2007

LA BANQUISE ARCTIQUE SUBIT UNE FONTE RECORD


Le Figaro----

CAROLINE DE MALET.
Publié le 03 octobre 2007


Au pôle Nord, les chercheurs ont constaté que la glace de mer a perdu cet été un quart de surface de plus qu'en 2005.

AUX CONFINS du cercle polaire arctique, la banquise a connu un nouveau record de fonte en 2007. La glace de mer, qui atteint généralement son minimum à la fin de l'été, en septembre, s'est réduite cette année comme une peau de chagrin. C'est ce que montrent les dernières données du centre américain de données sur la neige et la glace (NSIDC). Sa surface, avec seulement 4,28 millions de kilomètres carrés, est inférieure de 23 % au niveau de 2005, date du précédent record avec 5,32 millions de kilomètres carrés. Cela représente 39 % de moins que la moyenne de long terme observée entre 1970 et 2000.
Avec ces nouvelles données, le taux de fonte de la glace depuis 1979 est désormais de 10 % par décennie, contre 8 % il y a deux ans. Ces résultats dépassent toutes les prévisions des modèles climatiques simulant les réactions du continent arctique au réchauffement. La communauté scientifique s'émeut de ce constat déroutant d'autant que la fonte concerne surtout la zone située près du détroit de Béring, aux confins de la Sibérie et de l'Alaska, alors qu'auparavant le Groenland et la Scandinavie étaient les plus touchés. Les climatologues imputent principalement cette accélération de la fonte des glaces au réchauffement climatique. Le climat se radoucit en effet deux fois plus vite au pôle Nord que sur le reste du globe. Le thermomètre pourrait y gagner 4 à 7 °C en moyenne d'ici à 2100, estime le rapport de l'Arctic Climate Impact Assessment (Acia), forum intergouvernemental des huit pays frontaliers de l'Arctique, paru voici trois ans. C'est bien plus que les 1,8 °C à 4 °C prévus par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) en janvier dernier sur l'ensemble de la planète, à la même échéance.
Disparition prévue avant 2040
Mais d'autres explications sont également avancées par les experts. Un excès de dépression observé sur l'Arctique entraînant davantage de vent aurait pour effet d'accélérer la dérive de la banquise. L'équipe de l'expédition Tara Arctic, la goélette qui dérive depuis un an sur la banquise, prisonnière des glaces, a pu le constater. Le voilier a en effet parcouru l'équivalent de 1 400 kilomètres en ligne droite à la vitesse moyenne de 9,3 km par jour, soit une dérive deux fois plus rapide que prévu. « Il semble bien que l'océan glacial Arctique ait une certaine tendance à se comporter de plus en plus comme l'océan circumpolaire Antarctique», estime Jean-Claude Gascard, coordinateur du projet européen Damocles, qui étudie l'évolution des glaces polaires arctiques. «Davantage de glace se formerait en hiver, mais une glace qui disparaîtrait pendant la fonte estivale. » Par ailleurs, « il existe davantage d'évacuation de glace, rapporte Christian de Marliave, coordinateur scientifique de Tara Arctic. Des chercheurs norvégiens ont mis en évidence cet été que la glace avait tendance à s'écouler par le détroit de Smith, entre le Groenland et le Spitzberg, là où la glace est la plus épaisse, ce qui va accélérer le phénomène. »
L'expédition Total Pole Airship de Jean-Louis Étienne en mars prochain, va mesurer l'épaisseur de la banquise arctique, qui semble vouée à disparaître en période estivale. Une échéance qui se rapproche régulièrement : l'année dernière, le glaciologue américain Mark Serrez, de l'université du Colorado, avait annoncé la réalisation d'un tel scénario dès 2040. Auparavant, les scientifiques tablaient sur 2070, voire la fin du siècle. Heureusement, cette fonte de la banquise n'a pas d'effet sur le niveau des océans, car le volume déplacé par ces grands glaçons est égal à celui de l'eau issue de leur fonte. Les autres effets sont connus : l'ouverture à la navigation du passage du nord-ouest, mais aussi la disparition progressive des ours polaires et de la culture des Inuits.

VELO

La Voix du Nord - Edition du mardi 25 septembre 2007

Vivre à l’année sans voiture à Calais, c’est possible

57389ebda593f7cc58870c03b652b6d6.jpgLe vélo, associé à l’image de l’ouvrier rentrant du boulot il n’y a pas si longtemps que ça, colle désormais à celle du « bobo », le bourgeois-bohème qui se la pète sur son deux-roues pour se donner des airs d’écolos… et qui roule en 4x4 le week-end. Christian Louchez, conseiller municipal à la circulation, veut casser ces clichés.

« Je voulais passer à l’acte. Ce n’est pas le tout de défendre des idées, il faut aussi les appliquer », explique Christian Louchez qui, le 15 décembre 2006, a vendu sa voiture. Il s’est rendu compte qu’avec ses deux enfants (15 et 20 ans), il était devenu chauffeur de taxi ces dernières années. Il leur a payé un vélo et des abonnements de bus… et roule ! « Au début, ça a un peu râlé. Aujourd’hui, ils sont autonomes et tout le monde a gagné en liberté. On s’organise différemment, c’est tout. ». Christian Louchez jongle à longueur d’année entre son école pour le travail et la mairie pour ses dossiers. « Quand une réunion est organisée à Bonningues ou encore à Guînes, j’ai trois solutions : soit j’y vais en bus et je m’arrange avec un collègue pour être ramené ; soit je fais l’aller-retour avec un collègue ; soit je ne peux pas m’y rendre. Voilà. ». Vu comme ça, c’est simple. Comment fera-t-il si tout le monde achète un vélo ? « Ce n’est pas près d’arriver », dit-il en riant.
Pour les emplettes, changement d’habitudes. Direction le commerce de proximité, « on achète différemment ». Il n’a pas calculé, mais il est certain d’avoir fait des économies à ce niveau. Tout comme le fait de ne pas avoir à faire le plein d’essence tous les quinze jours. « Attention, je ne suis pas un anti-voiture pour autant ! J’en loue, de temps en temps, quand j’en ai vraiment besoin. Une voiture coûte, à un particulier, environ 13-15par jour. Je pense que j’y gagne encore en louant. » Christian Louchez ne lance pas un appel à la population en criant « débarrassez-vous de votre voiture », mais estime « que de nombreux déplacements pourraient être faits autrement ».
Un déplacement à Paris ou ailleurs ? En train avec le vélo pliant sous le coude, « sinon, pour un vélo normal, c’est payant ou alors tout bonnement impossible », raconte l’élu qui dresse la liste des obstacles au bon développement de ce moyen de locomotion. « En France, on a la culture voiture. Tout est fait pour elle. En théorie, on n’aurait pas besoin de marquage au sol. Mais il faut occuper l’espace pour marquer notre présence. »

PAR LAURENT RENAULT

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La place accordée au cycliste à Calais est-elle suffisante, adaptée ? Y a-t-il une réelle éducation au deux-roues ? Nous ferons le tour de ces questions dans une série de reportages à venir.
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