
Les mots de sa première déclaration dimanche soir pouvaient le laisser croire lorsqu’il a parlé du réchauffement climatique comme du premier combat de la France, allant même jusqu’à fustiger ses pourtant amis Américains qui refusent de s’engager dans cette lutte.
Est-ce d’avoir enfilé les habits de président, de se sentir investi de la responsabilité de l’avenir de 62 millions de personnes qui l’ont amené à tenir ce propos très responsable ? Laissons lui en quelque sorte, un « état de grâce écologique »…
Mais le passé récent ne milite malheureusement pas dans le sens d’une telle évolution. L’Alliance pour la Planète, plate-forme de 74 organisations constituée pour interpeller les candidats à la présidentielle, n’a-t-elle pas donné 8,5 sur 20 à son programme en matière d’environnement ( contre 16 à celui de Ségolène Royal) ? Le candidat de l’UMP ne s’est rallié à aucun des moratoires demandés par le collectif associatif :
pas question de toucher au programme d’autoroutes ( alors que nous avons déjà le réseau le plus dense d’Europe !), qui engloutit 6 millions d’euros du km, que nous pourrions investir dans la promotion nationale de moyens de transport moins polluants (voie d’eau, transports en commun, vélo ) ! Toucher à la mobilité ( en voiture, évidemment !) c’est attenter à la liberté individuelle…
Les incinérateurs ? C’est le savoir-faire de l’industrie française qui est en jeu.
Le nucléaire ? C’est le progrès, le fleuron de la technologie française,le fer de lance de l’indépendance énergétique, « LA » solution contre les gaz à effet de serre…
Seuls les OGM, dont plus de 80% de la population ne veut pas, n’ont pas vraiment sa faveur.
Peu probable donc, que la notoire détermination de Nicolas Sarkozy ne débouche sur le virage à 180° pourtant nécessaire à la préparation des changements de vie qui s’imposeront d’autant plus violemment à nous tous que nous n’aurons pas voulu les anticiper. Pour lui, l’environnement est une contrainte gênante, dont il suffit d’assurer la compatibilité avec l’économie et la croissance. Ne disait-il pas, en signant le pacte de Nicolas Hulot : « Je suis convaincu que nous pouvons parvenir à diviser par quatre nos émissions de GES sans pour autant renoncer au niveau de confort souhaité par nos concitoyens.»
Est-ce d’avoir enfilé les habits de président, de se sentir investi de la responsabilité de l’avenir de 62 millions de personnes qui l’ont amené à tenir ce propos très responsable ? Laissons lui en quelque sorte, un « état de grâce écologique »…
Mais le passé récent ne milite malheureusement pas dans le sens d’une telle évolution. L’Alliance pour la Planète, plate-forme de 74 organisations constituée pour interpeller les candidats à la présidentielle, n’a-t-elle pas donné 8,5 sur 20 à son programme en matière d’environnement ( contre 16 à celui de Ségolène Royal) ? Le candidat de l’UMP ne s’est rallié à aucun des moratoires demandés par le collectif associatif :
pas question de toucher au programme d’autoroutes ( alors que nous avons déjà le réseau le plus dense d’Europe !), qui engloutit 6 millions d’euros du km, que nous pourrions investir dans la promotion nationale de moyens de transport moins polluants (voie d’eau, transports en commun, vélo ) ! Toucher à la mobilité ( en voiture, évidemment !) c’est attenter à la liberté individuelle…
Les incinérateurs ? C’est le savoir-faire de l’industrie française qui est en jeu.
Le nucléaire ? C’est le progrès, le fleuron de la technologie française,le fer de lance de l’indépendance énergétique, « LA » solution contre les gaz à effet de serre…
Seuls les OGM, dont plus de 80% de la population ne veut pas, n’ont pas vraiment sa faveur.
Peu probable donc, que la notoire détermination de Nicolas Sarkozy ne débouche sur le virage à 180° pourtant nécessaire à la préparation des changements de vie qui s’imposeront d’autant plus violemment à nous tous que nous n’aurons pas voulu les anticiper. Pour lui, l’environnement est une contrainte gênante, dont il suffit d’assurer la compatibilité avec l’économie et la croissance. Ne disait-il pas, en signant le pacte de Nicolas Hulot : « Je suis convaincu que nous pouvons parvenir à diviser par quatre nos émissions de GES sans pour autant renoncer au niveau de confort souhaité par nos concitoyens.»
On n’est pas sur la même planète…
Jean Jaurès ( oui, lui !) disait que quand les hommes politiques ne peuvent pas changer les choses, ils utilisent les mots. N’en serions-nous pas déjà là ?
Jean Jaurès ( oui, lui !) disait que quand les hommes politiques ne peuvent pas changer les choses, ils utilisent les mots. N’en serions-nous pas déjà là ?
1 commentaire:
Sans vouloir être partisan, je me permets de faire remarquer que cette fameuse phrase sur "le premier combat du gouvernement" en parlant du réchauffement climatique a TOUT SIMPLEMENT disparu du texte officiel de la déclaration qui est disponible sur internet.
Voir AgoraVox à ce sujet http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=24044
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